Les vitraux des églises

La vie de Gustave Pierre Dagrant 1839 - 1915...

Maître-verrier né et décédé à Bordeaux

Peintre, maître-verrier, né et décédé à Bordeaux, les 13 septembre 1839 et 21 décembre 1915.
Comme Henry Feur, Gustave Pierre Dagrant fut l’élève de Joseph Villiet (1823-1877) dont les œuvres restent visibles en la Cathédrale Saint-Étienne de Cahors et à Figeac.

Sa vie intéresse peu notre époque : peu d’informations accessibles...

Son contrat de mariage du 1er octobre 1863 nous est connu, il y est présenté « ouvrier peintre verrier. » Il épousa Jeanne-Eugénier Chartier le surlendemain, à Bordeaux.

C’est à Bayonne, où ses parents "étaient propriétaires", qu’il créa son premier atelier.
Il en ouvrit un second à Bordeaux, en 1873, 7 cours Saint-Jean, dans un immeuble acheté par sa belle-mère.

Élément en apparence futile, anodin et dérisoire : en 1889, un jugement du tribunal d’instance de Bordeaux autorisa le maître-verrier à modifier l’orthographe de son nom et à remplacer le d final par un t, pour s’appeler Dagrant (A.M.Bx 1 E 346 n°1043 bis)... mais l’ancienne orthographe sera encore fréquemment utilisée pour sa signature des vitraux... (les productions de l’atelier de Bayonne sont signées Dagrand, celles de Bordeaux Dagrant ou Dagrand)

Il a participé à de nombreuses expositions, glanant ainsi des médailles. Vitraux religieux "obligent", le pape lui attribua la croix de chevalier de l’Ordre de Saint-Sylvestre.

« À la fin du XIXe siècle l’entreprise est à son apogée et occupe une cinquantaine d’ouvriers [...] sa production est considérable [...] environ 3 000 édifices religieux et France et à l’étranger. » (Jean-Jacques Michaud, Recherche biographique sur les peintres verriers bordelais à l’époque contemporaine)

3 000 édifices religieux : principalement les verrières lors de restaurations d’églises du grand sud-ouest. Mais sa réputation lui permit de porter son art au-delà des frontières : l’Italie (Gustave Pierre fut peintre-verrier de la basilique Saint-Pierre de Rome), l’Amérique du Sud (la basilique de Lujan en Argentine ; les plafonds en verrières de la Chambre des Représentants du Sénat de Bogota en Colombie...)

En 1915, membre du conseil municipal de Bordeaux, où il était chargé des Beaux-Arts, il décédait. Ses fils furent ses successeurs : Maurice (1870-1951), Charles (1876-1938), Victor (1879-1925).
Sa fille Marthe Marie épousa Albert Borel, également entré dans la carrière.

Ses successeurs continueront à utiliser « la marque » GP Dagrant... Mais la loi de Séparation des Églises et de l’État puis la Première Guerre Mondiale furent fatales à l’entreprise, qui vivota pourtant... jusqu’en 1972.

G.P Dagrant
Présentation issue du premier livre 100% vitraux : La route lotoise G.P Dagrant




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